D'ordinaire,
une incitation fiscale met entre six mois et un an pour tourner à plein
régime dans l'immobilier locatif. Cette fois, les Français ont accroché
tout de suite au mécanisme Scellier. A lui seul, note Marc Pigeon,
président de la Fédération des promoteurs-constructeurs de France. La
facilité de compréhension du mécanisme n'y est sans doute pas
étrangère. Au lieu d'un amortissement, comme dans les textes précédents
Besson, Robien ou Borloo, il s'agit d'une réduction d'impôt. Elle peut
aller jusqu'à 75.000 euros sur neuf ans pour un Scellier classique,
soit l'équivalent de 8.333 euros par an. Et si le montant de la
réduction excède l'impôt dû au cours d'une année, le solde peut même
être reporté sur les six années suivantes. L'aubaine n'a donc pas
échappé aux investisseurs. Ces derniers ont d'autant plus intérêt à en
profiter que les avantages fiscaux du Scellier pourraient être rognés
dans la prochaine loi de Finances.
Mais
il serait bien réducteur de ne retenir que cet aspect des choses.
L'incitation survient dans une conjoncture qui a rarement été aussi
favorable aux acquéreurs. Tout est au plus bas, les prix, les taux
d'intérêt, les loyers. Mais comme cela risque, là aussi, de ne pas
durer, il convient de s'y intéresser sans attendre.